Le paradoxe du mandataire IA : ce que 500 Américains confieraient à leur double IA.

Temps de lecture
1 min
Auteur·e
Potloc
Date de publication
8 octobre 2026

La plupart des Américains n’ont jamais entendu parler d’un clone IA, et pourtant beaucoup ont déjà laissé une IA parler en leur nom. Notre sondage américain montre où les gens tracent la limite de la délégation, qui est partant, et ce qu’il faudrait pour les rémunérer.

Sommaire exécutif.

  • Le comportement est arrivé avant le mot. Plus de la moitié des Américains n’avaient jamais entendu parler d’un clone IA avant ce sondage. Pourtant, 38 % des utilisateurs d’IA ont déjà laissé une IA écrire ou agir en leur nom à l’insu de leur interlocuteur — 60 % chez les 18-34 ans.

  • Le pays se divise, deux fois. Sur une échelle d’ouverture de 0 à 10, 55 % se situent à l’extrémité fermée et 29 % à l’extrémité ouverte, avec seulement 16 % entre les deux. L’âge et le genre répartissent les gens entre ces deux camps.

  • Les gens délégueraient le travail, pas l’autorité. 70 % laisseraient un clone comparer les prix et recommander un achat. Seulement 19 % le laisseraient en faire un.

Tendance 1 : Le comportement est arrivé avant le label.

Les outils d’IA sont banals. Les clones IA, non.

82 % des Américains connaissent ChatGPT et 77 % connaissent Gemini; seulement 6 % ne reconnaissent aucun des onze outils testés. Parmi les utilisateurs d’IA, la moitié en utilisent un au moins une fois par jour.

L’idée d’une version IA de soi-même part de zéro : 52 % n’en avaient jamais entendu parler, et seulement 11 % disent pouvoir l’expliquer à quelqu’un d’autre.

Les Américains délèguent déjà leur voix.

38 % des utilisateurs d’IA disent avoir déjà laissé une IA écrire ou agir pour eux à l’insu de la personne à l’autre bout. Ce taux grimpe à 60 % chez les 18-34 ans et tombe à 16 % chez les plus de 55 ans.

Aucun des Américains sondés n’a décrit un jumeau numérique. Ils ont décrit un courriel rédigé pour eux ou une réponse envoyée qui leur ressemblait — le même réflexe qu’un clone viendrait formaliser.

Écart d’âge : 60 % des 18-34 ans, 38 % des 35-54 ans et 16 % des 55 ans et plus ont laissé une IA agir à leur insu.

Tendance 2 : Le pays se divise, et il se divise deux fois.

L’Américain type n’existe pas.

55 % se placent à l’extrémité fermée de l’échelle d’ouverture (0-3) et 29 % à l’extrémité ouverte (7-10). Interrogés directement, 25 % voudraient un clone et 39 % n’en voudraient jamais, quelles que soient les circonstances.

La rupture se fait après 55 ans, pas à 35.

Les 18-34 ans et les 35-54 ans se ressemblent : 45 % et 38 % à l’extrémité ouverte. Après 55 ans, ce taux chute à 9 %, et le refus catégorique monte à 54 %.

Le genre pèse tout autant.

La moitié des femmes ne voudraient jamais d’un clone IA, contre 29 % des hommes. L’écart se creuse quand il est question d’argent : 59 % des hommes trouvent attrayant de gagner de l’argent grâce à un clone, contre 33 % des femmes — le plus grand écart entre les genres de l’étude.

Figure verrouillée sur l’effet de l’âge et du genre sur l’ouverture, le refus et la volonté d’être rémunéré. Dans le rapport.

Tendance 3 : Tout le monde trace la même limite, simplement à des moments différents.

La recherche et l’administratif, oui. Les engagements, non.

Sur une liste de douze tâches, 70 % laisseraient un clone comparer les prix et recommander des produits, et 55 % le laisseraient gérer un agenda. Seulement 19 % le laisseraient faire un gros achat sans demander, et 27 % le laisseraient déplacer de l’argent.

La laisse reste courte.

53 % ne donneraient aucune autorité autonome à un clone — suggestions seulement, ou approbation avant chaque action. Seulement 11 % le laisseraient agir sans supervision.

L’ordre ne change jamais.

Les plus jeunes classent les douze tâches dans le même ordre que les plus âgés; ils en permettent simplement davantage. Les inquiétudes — l’usurpation d’identité, dire quelque chose qu’on ne dirait jamais, perdre le contrôle — varient à peine selon l’âge, le genre ou le revenu.

« Prendre des décisions importantes sans m’en informer d’abord. »
Femme, 25-34 ans, sur ce qu’elle ne voudrait jamais qu’un clone fasse
« Dépenser mon argent sans vérification. »
Homme, 35-44 ans

Figure verrouillée sur l’échelle complète de délégation, du conseil à l’autorité. Disponible dans le rapport complet.

Tendance 4 : Ceux qui sont les plus susceptibles d’accepter demandent le moins.

Présenté comme une source de revenus, l’intérêt double presque.

46 % trouvent attrayant de gagner de l’argent grâce à un clone IA, contre 25 % qui en voudraient un tout court. Des frais mensuels fixes sont la formule la plus attrayante (27 %); un rabais sur une facture s’effondre à 3 %.

Les plus partants sont les moins chers.

Chez les 18-34 ans — le groupe le plus disposé à céder les droits d’un clone —, 62 % accepteraient moins de 100 $ par mois. Les prix demandés les plus élevés viennent des groupes plus âgés, les moins susceptibles d’accepter l’offre.

Figure verrouillée sur ce que les Américains accepteraient pour céder leur image. Disponible dans le rapport complet.

En résumé.

Les Américains ne rejettent pas les clones IA en bloc. Ils posent leurs conditions — et sur le consentement, ils parlent d’une seule voix : 77 % veulent qu’il soit illégal de créer le clone d’une personne sans sa permission.

Pour l’industrie de la recherche, le message est clair. 57 % feraient moins confiance à des résultats s’ils apprenaient qu’ils reposent en partie sur des clones IA, contre 16 % qui leur feraient davantage confiance. Divulguez l’usage de sources synthétiques, et prévoyez le coût de cette transparence.

Lisez le rapport complet*.

Consultez tous les résultats, l’échelle complète de délégation, les grilles de rémunération par groupe et notre méthodologie.

*En anglais seulement

Obtenir l’accès
Couverture du rapport de Potloc Le paradoxe du mandataire IA : ce que les Américains laisseraient faire à leur IA, 2026.

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